
Pour Baptiste, un seul horizon : faire de l’IA un véritable levier de performance et d’évolution pour les entreprises.
Présente-moi ton parcours et ton métier !
Lyonnais d’origine, j’ai suivi un parcours d’ingénieur en génie mécanique, du DUT à Polytech Annecy, avant de poursuivre avec un master spécialisé en management de l’innovation à Grenoble École de Management (GEM). Ce qui me fait sourire aujourd’hui, c’est que pendant près de dix années, j’ai pu concevoir à peu près tout ce qui roule : des engins de travaux publics, des trains, puis des véhicules militaires, avant de revenir à Lyon en 2015 pour rejoindre Volvo Group, constructeur de poids lourds. J’y suis resté sept ans, en passant de l’ingénierie de conception à la gestion de projets, puis au pilotage de la cellule innovation. C’est cette dernière étape qui a nourri mon côté créatif : responsable de la cellule d’innovation du site de Lyon, j’ai vu passer une centaine de projets, aussi variés qu’ambitieux. J’ai pris goût à l’expérimentation et à la recherche de nouvelles solutions viables. À la faveur de conditions de marchés favorables dans l’énergie, je me suis lancé dans l’entrepreneuriat : d’abord avec la startup Wattmen, expert du stockage d’énergie stationnaire, puis avec mes propres projets autour de l’autonomie de l’habitat et de l’agro-écologie. J’ai ensuite rejoint un organisme de formation, et c’est là qu’a eu lieu le vrai tournant : j’ai commencé à travailler à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les équipes commerciale et les outils internes. Je suis devenu formateur IA en parallèle, accompagnant près de 150 personnes sur le sujet. En 2025, j’ai réuni toutes ces expériences en créant NEFIA, que je développe aujourd’hui avec Guillaume, un ancien collègue de promotion de GEM. Le nom résume l’esprit du projet : la NEF (le « bateau ») de l’IA. Le fil rouge est très simple, accompagner chaque entreprise dans sa transformation numérique avec l’IA, du salarié au dirigeant.
Notre métier ? Rendre l’IA concrète et opérationnelle dans les entreprises, d’où notre slogan : « l’IA intégrée, pas juste installée ». Nous accompagnons les indépendants et les petites équipes dans la création de véritables « cerveaux d’entreprise », les TPE-PME dans l’automatisation de leurs processus, et les ETI dans leur stratégie globale autour de l’IA, du diagnostic jusqu’à la formation des équipes. Au fond, mon métier se situe à la croisée de l’ingénierie, de l’accompagnement et du rôle de bras-droit du dirigeant : comprendre comment fonctionne une entreprise et identifier où l’IA peut réellement lui faire gagner en efficacité et en rentabilité.
Qu’est-ce qui te motive le plus dans ton job ?
L’excitation du changement et de l’innovation. J’aime tester, ajuster et perfectionner des systèmes pour trouver des solutions concrètes aux problèmes du quotidien. Ce qui me plaît particulièrement, c’est de voir comment l’IA permet de mieux gérer son temps et son énergie, tout en changeant notre façon de penser et de regarder le monde. Et j’aime être aux premières loges de cette transformation. C’est un nouveau projet sociétal, qui comporte de nombreux challenges : sociaux, environnementaux, économiques, technologiques et géopolitiques. Et ce qui me motive, c’est de surmonter ces challenges pour aider notre quotidien. C’est aussi répondre à cette nouvelle dualité Humain vs Machine, les temps modernes n’ont jamais été autant d’actualité.
Quels sont tes super pouvoirs ?
Définir les projets stratégiques. Comprendre les besoins et les processus. Être créatif dans la résolution de problèmes. Architecturer les solutions. Et dynamiser une équipe autour d’un projet commun.
3 mots pour te décrire ?
Passionné, curieux et toujours de bonne humeur. J’aime découvrir, comprendre et transmettre mon enthousiasme dans tout ce que j’entreprends.
Quelles sont tes passions, tes loisirs ?
Le triathlon, sans hésiter, avec une préférence pour la natation en eau libre. J’ai d’ailleurs présidé pendant plusieurs années le club de triathlon de Villeurbanne, qui compte plus de 250 adhérents. Mon plus beau défi ? 30 km à la nage pour mes 30 ans, plus de dix heures dans le lac de Miribel-Jonage. Et puis je prends beaucoup de plaisir à jouer aux échecs, une passion qui remonte à ma jeunesse puis aux premiers algorithmes d’IA génératif comme Alphazero, capables de trouver de nouvelles stratégies à long terme, qui ont totalement bouleversé la compréhension des échecs ! C’est à ce moment que j’ai compris qu’il y avait une vraie rupture avec les modèles probabilistes et exploratoires. Depuis, je suis avec enthousiasme chaque nouvelle génération d’IA, dans sa capacité à bousculer nos schémas de pensées. Enfin, et parce qu’il n’y a pas que la performance dans la vie, j’assume un vrai faible pour les pizzas !
Quel est ton rêve le plus fou ?
Au fond je n'en ai qu'un, et il a deux visages.
Le premier est intime : rester capitaine de ma propre vie. Être assez libre de mon temps pour voir grandir mes enfants et en profiter, continuer d'observer, de découvrir et d'ouvrir de nouvelles voies, et transmettre ce que j'apprends. L'autonomie que je construis pour les autres, je veux la vivre d'abord. Le second, c'est ce que je veux changer à travers Nefia. Personne ne devrait subir l'IA. À chaque bascule technologique, une poignée d'acteurs prend le pouvoir et les autres suivent, dépendants. Nous refusons ce monde-là : l'autonomie ne se délègue pas, elle se construit. Je rêve d'un monde où chaque dirigeant, chaque petite équipe traverse la transformation IA en acteur et non en spectateur, sans jamais être prisonnier d'une boîte noire ni d'un prestataire, où les petits ont enfin les moyens que seuls les grands avaient, et où ce savoir se transmet d'une génération à la suivante. Je veux faire de Nefia une maison qui dure : la référence des dirigeants solo et PME pour s'approprier l'IA, avec son centre de formation, qui rend autonome plus qu'elle n'enferme. En une phrase : à l'ère de l'IA, que chacun reste maître à bord.
Qu’est-ce qui te plaît au Cowork ?
L’ambiance et le côté convivial des lieux, avant tout. Le Cowork est un véritable lieu de vie, qui favorise les échanges et les rencontres. Je suis souvent en télétravail, alors j’apprécie particulièrement cette dimension humaine, cette envie de partager et de ne pas rester seul dans son activité.
En savoir plus : https://nefia.fr/

